Le colza va-t-il devenir la prochaine mauvaise herbe ?

À proximité des champs et des terres agricoles, il n’est pas rare de voir pousser des plantes cultivées sauvages au bord des chemins.

Depuis quelques années, j’observe également ce phénomène en milieu urbain. Le colza fait partie des espèces qui y apparaissent désormais régulièrement. Il en va de même pour une forme similaire de Brassica napus, comme le rutabaga.

Pour simplifier, je désignerai les plantes présentées ici sous le nom de colza. Même s’il pourrait s’agir d’un rutabaga ou d’un hybride avec une plante crucifère (Brassicaceae) étroitement apparentée.

Colza au bord du chemin
Colza au bord du chemin avec une galinsoge (à l’arrière) et une mercuriale annuelle (à gauche).

Revenons au colza, qui s’est désormais installé dans mon quartier. Il ne s’agit encore que de quelques plantes isolées, mais je suis curieux de voir si elles vont s’établir durablement.

D’après mes observations, le colza pousse trop lentement pour pouvoir disperser de nouvelles graines après seulement quelques semaines. C’est ce que font les mauvaises herbes qui fleurissent peu après la germination et commencent à produire des graines.

De plus, les chemins et les murs des maisons ne sont pas vraiment des habitats optimaux pour les plantes qui ont besoin d’un certain temps pour s’épanouir. Je n’y ai pas encore trouvé de colza en fleur ou en fruit.

colza mur de maison
Jeune colza en août devant un mur de maison dans mon quartier. La petite plante n’a pas survécu jusqu’à l’automne.

Il n’atteint sa maturité florale que dans des endroits un peu moins fréquentés.

C’est pourquoi je ne pense pas que le colza deviendra une super mauvaise herbe dans un avenir proche.

Colza au bord de la route
Colza au bord de la route.

Catégories : Plantes envahissantes (BE) | Plantes envahissantes (FR) | Mauvaises herbes |

Autres espèces de la famille des Brassicaceae